Des livres, des films, des émissions, des musiques, de l'art pour apprendre et comprendre le monde

Du nouveau pour 2009 : Lire-écouter-voir devient Samarra !

Après un an de bons et loyaux services, Lire-écouter-voir fait peau neuve. Nous allons désormais continuer ce qui a été entrepris sur un blog partenaire du site Mondomix consacré à toutes les musiques du monde.

Ce nouveau blog s'appelle Samarra et a démarré depuis quelques jours. Nous allons continuer à y publier des articles sur les sujets et les supports (BD, manga, musique, films, livres, peinture,...) qui ont fait le quotidien de Lire-écouter-voir en 2008.

Rendez-vous tout de suite sur Samarra !
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mardi 30 septembre 2008

Rendez-vous au Festival international de Géographie !

Tous les ans au mois d'octobre, ceux qui aiment comprendre et expliquer le monde par la géographie se retrouvent à Saint-Dié, pour l'occasion capitale mondiale de la géographie !

Cette année, le thème et le pays invité sont au cœur du programme de terminale. Une bonne occasion de vous y rendre ce week-end.

Le thème est en effet "Entre guerre et conflits : La planète en danger" et le pays est le Japon.

Voici le lien vers le programme complet


Des lycéens participent à cet évènement comme auditeurs mais aussi comme intervenants. Un lycéen de Saint-Dié, Geoffrey Voirin, présente ainsi son travail photographique sur les enfants-soldats au cloître de la Cathédrale (ou dans le Hall de l'Hôtel de ville, à préciser). Il a eu la gentillesse de nous envoyer l'affiche de cette expo ci-dessus.

A propos des enfants-soldats, voyez l'article sur le rappeur Emmanuel Jal, ancien enfant-soldat au Soudan.

Présumés coupables.



Une série de célèbres portraits de "Présumés coupables", enregistrés selon le principe de l'anthropométrie judiciaire, mise au point en France en 1881 par Alphonse Bertillon, est présentée en deux expositions et réunie dans un album.

Lire la suite de l'article .

dimanche 28 septembre 2008

Emil Nolde, peintre expressionniste, un peu nazi




La première grande rétrospective sur le peintre Emil Nolde a lieu depuis quelques jours au Grand Palais à Paris. Ce peintre allemand est finalement assez peu connu par le grand public français. Il faut dire que notre pays est resté un peu à l'écart du mouvement expressionniste car ses plus importants représentants appartenaient à l'aire germanique.

Quand on se penche sur la biographie du peintre, on s'interroge immédiatement sur sa participation au régime nazi et sa rapide et subite disgrâce précipitant le peintre dans les tourments du XXe siècle.


En effet, Emil Nolde (de son vrai nom Hansen, Nolde étant le nom de son village natale) adhère au parti nazi en 1934. Il a alors 67 ans; peintre déjà confirmé, il est toujours en quête de notoriété. Nolde est en fait séduit par le nazisme, la figure d'Hitler et ses idées antisémites. Goebbels, le ministre de la propagande admire d'ailleurs le peintre depuis longtemps et expose quelques unes de ses toiles à son domicile.

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vendredi 26 septembre 2008

Exposition McLean à Chaumont sur Loire.



A ne pas manquer pour ceux qui habitent dans la région de Chaumont-sur-Loire, une exposition de photographies de l'Américain Alex McLean. Ses photographies aériennes, sublimes d'un simple point de vue esthétique, soulèvent aussi de nombreuses interrogations, en particulier sur la manière dont les Hommes utilisent leurs territoires.

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mercredi 16 janvier 2008

Ferdinand Hodler, (Re)découverte

L'exposition au Musée d'Orsay qui est consacrée actuellement à Ferdinand Hodler donne une chance nouvelle au grand public d'apprécier ce peintre talentueux.


Sa grande toile (116x299cm), la nuit (1891) est sans aucun doute la plus célèbre de ses oeuvres. Elle est également celle qui consacre l'artiste et lui assure sa renommée internationale. Hodler se représente nu, allongé, au centre, attaqué par un spectre noir, la mort. Autour, on le retrouve à nouveau endormi auprès de femmes. Les couleurs atones et le rythme des formes donnent une impression minérale assez glaciale. L'ordonnancement de ces formes est marqué par une certaine symétrie mais plus encore un parallèlisme (principe de composition formelle mais également philosophique, la nature aurait un ordre, une harmonie).
Le tableau fait scandale car l'artiste se représente en compagnie de sa femme et de sa maîtresse. Mais il permet au jeune peintre de côtoyer, l'un des chefs de file du symbolisme, Puvis de Chavannes.

Qui est Hodler ?
Né en 1853 à Berne, issu d'une famille modeste, Ferdinand est orphelin à 14 ans. Sa formation est d'abord artisanale. Il arrive en 1871 à Genèves et devient l'élève de Barthélémy Menn, ami de Corot. Ses premières oeuvres sont marquées par l'influence des peintres réalistes (dont Courbet), on retrouve des portraits, des scènes de la vie quotidienne. La critique dénonce en lui (comme pour les autres peintres réalistes), le peintre de la laideur.
Sa peinture va alors évoluer au milieu des années 1880. Il fréquente les premiers cercles symbolistes de Genèves, lit Mallarmé et Verlaine. C'est alors qu'il adopte l'un des thèmes de prédilection des symbolistes, la mort. Son père et ses cinq frères emportés par la tuberculose ont sans doute marqué l'artiste. La mort devient récurrente dans son oeuvre, le vieux charpentier fabriquant un cercueil, des vieux hommes assis, les fatigués, de vieux hommes dans des linceuls résignés à leur condition de simple mortel dans Eurythmie.

Eurythmie (1895)

Hodler devient un peintre reconnu surtout en Europe centrale. Les commandes se multiplient, on lui propose de décorer la façade de l'exposition nationale suisse de 1896, l'université de Iéna ou encore l'Hôtel de ville de Hanovre. En 1904, il est l'invité d'honneur des peintres de la Secession de Vienne (patrie de Klimt autre grand peintre symboliste). Son succès dans des oeuvres monumentales ne l'empêche pas de poursuivre son travail de portraitiste (influencé par l'expressionnisme) et de paysagiste.
Ces derniers représentent le plus souvent sa Suisse natale, les montagnes (dans une symétrie...qui flirte parfois avec l'abstraction). Quant aux arbres et aux paysages, ils sont teintés d'un japonisme encore à la mode à cette époque.




















Cerisier en fleur (1905) Le lac de Thoune aux reflets (1904)

La pointe d'Andey (1909)

Sa palette va s'éclaircir avec le temps, elle prend des couleurs, celle des fauvistes. Son autoportraits aux roses (1914) en est un bel exemple.














Autoportrait aux roses (1914) Portrait de Gertrud Muller (1911)




Avant de mourrir, en 1918, Hodler fait la démonstration que le légendaire neutralisme suisse n'est pas un atavisme national. Puisqu'il signe en 1914, une pétition contre le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands. Il est du même coup, exclu et boycotté des sociétés artistiques allemandes auxquelles il appartenait, ces tableaux sont décrochés des musées.

Concluons en citant l'artiste
"Si j’avais encore cent ans à vivre, je continuerais à exprimer les accords, les harmonies de l’humanité. "

Jean-Christophe Diedrich

Liens
27 toiles à découvrir dans un petit diaporama sur le site des Echos
et
Musée d'Orsay, une présentation complète de l'exposition