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Du nouveau pour 2009 : Lire-écouter-voir devient Samarra !

Après un an de bons et loyaux services, Lire-écouter-voir fait peau neuve. Nous allons désormais continuer ce qui a été entrepris sur un blog partenaire du site Mondomix consacré à toutes les musiques du monde.

Ce nouveau blog s'appelle Samarra et a démarré depuis quelques jours. Nous allons continuer à y publier des articles sur les sujets et les supports (BD, manga, musique, films, livres, peinture,...) qui ont fait le quotidien de Lire-écouter-voir en 2008.

Rendez-vous tout de suite sur Samarra !
Affichage des articles dont le libellé est Rock. Afficher tous les articles
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jeudi 20 novembre 2008

"Born In The USA" : hymne patriotique ou chanson contestatrice ?

Le chanteur Bruce Springsteen fait partie de la génération qui a si chèrement sacrifié sa jeunesse au Vietnam. Le "Boss", originaire du New Jersey, n'y est pas allé lui-même (la conscription ne concernait qu'un pourcentage des jeunes susceptibles d'être incorporés chaque année, d'où les paroles du deuxième couplet), mais a connu beaucoup de personnes qui y ont combattu.
Suivons-le dans les tourments d'un vétéran de retour du Vietnam dans l'Amérique de Reagan.

mercredi 12 novembre 2008

CSN&Y évoquent le massacre d'étudiants à Kent Sate en 1970 : "Ohio"

Le groupe CSN&Y est un groupe de rock et folk formé en 1968. Il associe des musiciens aux styles et aux personnalités assez différentes. La figure la plus connue est le Canadien Neil Young qui poursuit depuis cette date une carrière solo tout en se joignant parfois au groupe. CSN&Y participe au mythique festival de Woodstock en 1969, année de son premier album. Alors qu'ils sont au zénith de leur succès, leur tournée est interrompue pour enregistrer un titre écrit par Neil Young.

4 étudiants viennent d'être tués sur le campus de leur université.

Lire la suite et découvrir la chanson sur l'histgeobox


jeudi 16 octobre 2008

Choix et soutiens musicaux des candidats à la présidentielle américaine.


Pour en savoir plus sur les choix et soutiens musicaux de Barack Obama et John McCain, c'est ici (avec de nombreuses sélections musicales).

mardi 7 octobre 2008

Nineteen, retour au Vietnam en 1985

Encore une chanson sur le Vietnam mais elle n'est pas contemporaine au conflit puisqu'elle date du milieu des années 80 quand l'Amérique tentait de faire le deuil d'une défaite qui l'avait tant affaiblie.




Lire la suite de l'article de J.C. Diedrich sur L'Histgeobox.


mardi 30 septembre 2008

Renaud: "Miss Maggie."




Cette chanson de Renaud, composée en 1985, rencontre très vite un immense succès et suscite tout aussi vite la polémique.

Lire la suite et écouter le morceau sur L'Histgeobox.

samedi 27 septembre 2008

Détournement d'hymnes 2: Sex Pistols et Lounès Matoub.

Les Sex Pistols.

Dans cette seconde partie de l'article, nous nous intéresserons à la réécriture complète des paroles d'hymnes permettant d'en renverser ou pervertir le sens initial. Nous prendrons deux exemples emblématiques:
1. la version, volontairement iconoclaste et scandaleuse du God save the queen britannique par les Sex Pistols en 1977.
2. La parodie cinglante de l'hymne algérien par Matoub Lounès, qui ne sortira qu'à titre posthume, car les ennemis du chanteur insoumis, pourfendeur inlassable d'un régime corrompu et autoritaire, l'assassinèrent, pensant ainsi faire taire sa voix.

Lire la suite de l'article ici.

mardi 23 septembre 2008

Le détournement d'hymnes nationaux 1: Hendrix, Gainsbourg.



Quitte à susciter le scandale en musique, autant s'en prendre à l'hymne national de son pays. L'attachement patriotique à l'hymne suscitera assurément l'ire d'une partie de la population, sinon celle des autorités. Afin de bien réussir d'en cette entreprise, deux possibilités s'offrent à vous:

- un dynamitage musicale et/ou sonore de la version originale susceptible d'irriter les tenants de la version académique et officielle. On pense aussitôt à deux exemples très connus:
1. le traitement de choc infligé à l'hymne américain par Hendrix, lors de sa prestation à Woodstock en 1969, avec moult distorsions et saturations, dans une nation en plein doute face à l'enlisement dans le bourbier vietnamien.
2. ou encore la version reggae, particulièrement chaloupée, de La Marseillaise par Serge Gainsbourg en 1979.

- une réécriture complète des paroles de l'hymne permettant d'en renverser ou pervertir le sens initial. Là encore, nous prendrons deux exemples emblématiques:
3. la version, volontairement iconoclaste et scandaleuse du God save the queen britannique par les Sex Pistols en 1977.
4. La parodie cinglante de l'hymne algérien par Matoub Lounès, qui ne sortira qu'à titre posthume, car les ennemis du chanteur insoumis, pourfendeur inlassable d'un régime corrompu et autoritaire, l'assassinèrent, pensant ainsi faire taire sa voix.

Lire la suite de l'article et écouter les morceaux.

lundi 15 septembre 2008

Charly Garcia fustige "les dinosaures".

Charly Garcia.

La chanson
Los dinosaurios du fantasque Charly Garcia décrit les conditions d'existence épouvantables des populations civiles argentines durant la dictature militaire qui sévit sur le pays de 1976 à 1983. Elle s'impose rapidement comme un grand classique et invite à se souvenir de cette sombre période.

Lire la suite de l'article et écouter le morceau sur L'Histgeobox.

samedi 13 septembre 2008

Radiohead révolutionne un peu la musique et le numérique

Tout le monde connaît au moins de nom le quintet d'Oxford. Il s'agit de l'un des derniers grands groupes rock qui tourne de concert en concert autour de notre belle planète.
A la sortie de leur dernier album, le monde de la musique a tremblé : était-ce un Tsunami, un rayon de soleil un arc en ciel ? In Rainbow était au départ un album immatériel à télécharger sur le site du groupe. Les maisons de disques, déjà en crise devaient avaler une nouvelle couleuvre.... arc-en-ciel. Oui, le groupe à succès proposait (à partir du 10 octobre 2007) le téléchargement de leur dernier opus gratuitement ou contre une somme d'argent que l'internaute devait lui-même fixer.
Thom Yorke, le chanteur voulait en effet s'affranchir des intermédiaires souvent trop gourmands. D'un point de vue économique l'affaire a été des plus rentables. Le site a enregistré 1,2 millions de téléchargement avec en moyenne un paiement de 5 euros 80....faites le calcul, c'est comme on dirait vulgairement : Tout béneffff !
Dans une interview à Télérama, Thom Yorke développe un point de vue lucide et militant sur l'industrie du disque : "ce système absurde des contrats pour six albums. La logique des majors du disque n'a plus de sens. Je ne crois plus qu'aux labels indépendants, aux petites structures. Le jour où EMI est entré en Bourse, les considérations économiques ont remplacé les valeurs artistiques."
Le groupe est désormais libre, il s'éloigne des formats pop (couplets, refrains) pour écrire sa propre grammaire....Certains diront qu'il s'agit du meilleur opus parmi les sept que Radiohead a produit.

Il est cependant évident que le modèle économique numérique n'est pas viable pour les petits groupes. Mais entre Youtube, Dailymotion, Deezer et Emule, la musique dématérialisée est l'avenir....et une réalité pour les lycéens, c'est comme cela qu'il la consomme....On ne fera donc pas machine arrière, même si le gouvernement a fait voter une loi contre le Peer to Peer.

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Jean-Christophe Diedrich

Album de la semaine (9)

vendredi 15 août 2008

La lutte en chantant: le Cône sud (dernière partie).

Actitud Maria Marta.

Certes, de nombreuses voix de la Nueva Cancion se sont tues, mais pas toutes comme le prouve la carrière de Mercedes Sosa et, surtout, leurs thèmes de prédilection restent plus que jamais d'actualité. Ainsi, Véronique Mortaigne (cf sources) affirme: "après la vogue latino et andine des années 1970 (...), l'Occident, habitué au va-et-vient des modes étrangères, a donnée pour révolu le temps des chanteurs résistants. A tort. Misère, violence armée ou policière n'ont jamais réussi à tuer des poètes du quotidien sud-américain, les chanteurs. Le ton a changé: naguère, les artistes répétaient de façon obstinée qu'ils ne céderaient pas au totalitarisme; aujourd'hui dans un continent revenu à la démocratie, ils dénoncent la corruption, le cynisme marchand et, toujours, la mainmise économique des Etats-Unis. Traversée de tous les courants musicaux du temps - le hip-hop, le rock, l'électronique-, l'Amérique latine porte en musique une parole militante comme rarement un autre continent." Les quatre exemples suivants permettent de justifier cette affirmation...

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samedi 21 juin 2008

Gimme shelter : le cauchemar d'Altamont ce soir sur Arte

Arte reprogramme ce soir à 23h10 le film Gimme Shelter sur le festival d'Altamont en 1969. Nous vous avons déjà parlé de ce concert, le film est très intéressant pour comprendre l'atmosphère un peu désorganisée...

"Le 6 décembre 1969 a lieu le festival d'Altamont (dans la grande balieue de San Francisco), ce doit être l'équivalent de Woodstock pour la côte ouest. Les Rolling Stones constituent la tête d'affiche du festival. Après une tournée américaine réussie, les Stones entendent remercier leur public en lui offrant un concert gratuit."



Découvrez The Rolling Stones!


Suivent un documentaire sur les Stones et la prestation mythique de Jimi Hendrix au festival de Monterey en 1967.



jeudi 12 juin 2008

Les musiciens contre l'Apartheid : première partie.

Mandela entouré de nombreux musiciens internationaux (Bono, Angelique Kidjo, Annie Lennox...).

L'apartheid a des répercussions immenses sur la vie quotidienne. Les musiciens et chanteurs furent, comme les autres, victimes de cette politique ségrégationniste. Les musiques jouées par des Noirs furent boudées par les grands médias nationaux. La censure prive aussi de nombreux chanteurs d'une notoriété pourtant méritée. Des circuits commerciaux séparés tentèrent aussi de cloisonner "musiques blanches" et "musiques noires". La présentation rapide de quelques uns des plus célèbres interprètes musicaux du pays souligne pourtant la richesse musicale du pays.



lundi 31 mars 2008

Le cauchemar d'Altamont. La fête est finie.




Le 6 décembre 1969 a lieu le festival d'Altamont (dans la grande balieue de San Francisco), ce doit être l'équivalent de Woodstock pour la côte ouest. Les Rolling Stones constituent la tête d'affiche du festival. Après une tournée américaine réussie, les Stones entendent remercier leur public en lui offrant un concert gratuit.

jeudi 20 mars 2008

le festival de Woodstock: retour sur les principaux concerts (deuxième partie).


Un des concerts de Woodstock, Bethel, août 1969.


A la différence du festival de Monterey en 1967, l'idéal de gratuité n'est plus. L'industrie musicale, ainsi que les artistes, ont vite saisi l'intérêt de tels rassemblement. Aussi, les cachets touchés par quelques têtes d'affiches atteignent des sommes rondelettes. Hendrix, empoche 18 000 dollars, Joplin 7500. Les groupes moins connus en revanche sont loin de toucher de telles sommes. Santana ou Ten Years After sont loin des 1000 dollars.

Quelques grands absents peuvent être relevés (Stones trop violents au goût des organisateurs; Beatles qui ne tournent plus; Dylan, qui n'a que mépris pour les hippies, se remet lentement d'un accident de moto; Jim Morrisson, le leader des Doors, craint pour sa vie ...), le festival rassemble néanmoins du beau monde: le meilleur de la scène californienne, ainsi que certaines éloiles montantes de la scène musicale internationale.

Tout au long des trois jours du festival, 32 artistes se succèdent sur scène lors de ces trois jours:

LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE.

vendredi 14 mars 2008

Le festival de Woodstock. Première partie.



Les 15, 16 et 17 août 1969, plus de 500 000 individus participent au festival musical de Woodstock.

jeudi 14 février 2008

chansons anti-guerre du Vietnam.


Manifestation de protestation contre la guerre du Vietnam.


En 1968, quatre ans après le déclenchement de l’escalade américaine au Vietnam, de grandes manifestations anti-guerre parcouraient les Etats-Unis. Une manifestation rassemble 250 000 Américains à Washington le 20 novembre 1969 et même un demi million de personnes le 3 mai 1971. Parmi ces manifestants, on trouve de nombreux hippies.

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Ce mouvement, qui apparaît dans la seconde partie des années soixante sur la côte ouest des Etats-Unis, se développe dans ce contexte de contestation et de refus de l’ordre établi. Les manifestations contre la guerre du Vietnam rassemblent une partie de la jeunesse. Cette génération née au lendemain de la seconde guerre mondiale entend fuir la société de consommation, refuse la soumission au pouvoir en place. Elle se ressource dans les valeurs écologistes et égalitaires, souvent issues des philosophies orientales.

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Quand ils ne militent pas activement et directement pour faire cesser le conflit au Vietnam. La plupart de ces jeunes prônent simplement la paix, l’amour du prochain (« peace and love ») et aspirent à un monde plus juste.

La musique fut l'un des vecteurs privilégiés de cette révolte, principalement la musique rock. Certains chanteurs prirent ouvertement position contre le conflit.
Dès 1964, le Lyndon Johnson told to the nation de Tom Paxton dénonce l'ambigüité du discours du président américain, à l'origine de l'engagement de son pays dans le conflit.

J'ai reçu une lettre de L.B.J. / elle disait que c'est un jour de chance / il est temps que tu mettes tes pantalons kaki / bien que cela puisse paraître très étrange / on n'a pas de travail pour toi ici / alors on t'envoie au Vietnam / Lyndon Jhonson a dit au pays: / "n'ayez pas peur de l'escalade / j'essaie de faire plaisir à tout le monde / bien que ce ne soit pas vraiment la guerre / on en envoie 50 000 en plus / pour aider à sauver le vietnam des Vietnamiens"

L'attaque est frontale à un moment où les libéraux ménagent Johnson en raison de sa lutte contre la pauvreté. Quelques années plus tard, Paxton récidive avec Talking Vietnam potluck blues, peinture cruelle d'une armée en déroute, dont les soldats ne trouvent de réconfort que dans la consommation de drogues.



Hendrix lors du festival de Woodstock, en août 1969.

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Ainsi, le prodige de la guitare qu’est Jimi Hendrix revisite et « maltraite » à sa manière l’hymne américain (« The Star Spangled Banner »), afin de protester contre ce conflit sanglant, lors de sa prestation à Woodstock, en août 1969. Le son qui sort de sa guitare, saturé, strident, n’est pas sans rappeler les explosions et bombardements d’une guerre.
D'autres titres d'Hendrix évoquent le Vietnam. All along the watchtower empruntée à Dylan, sort juste après l'offensive du Têt, en 1968. Le tableau apocalyptique dressé (inspiré du livre d'Isaïe), les références à la souffrance, à l'évasion et le son stupéfiant qui sort de la guitare valent une grande popularité au titre auprès des troupes. Sur scène, Hendrix prend aussi l'habitude de dédicacer son Machine gun à ceux qui luttent "au Vietnam ou à Berkeley".

The letter interprétée par les Box tops en 1967, évoque le retour des soldats au pays après les rudes combats. Son succès est immédiat chez les combattants:" Donnez-moi un ticket d'avion [...]/ je rentre chez moi, car mon amour m'a écrit une lettre".

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Dans le même état d'esprit, les Fugs manie l'humour noir dans leur fougeux Kill for peace, qui se termine dans un fracas d'obus et de balle:

Si tu n'aimes pas leurs manières / ou la façon dont ils marchent / tue tue tue pour la paix (2x) [...]
Si tu leur laisses la vie sauve / ils pourraient soutenir les Russes [...] / tue tue tue pour la paix
Mitraille ces connards de niakoués / le seul niakoué / auquel un Américain puisse faire confiance / et celui dont la tête jaune / a été dégommée / tue tue tue pour la paix.

Toujours à Woodstock, le groupe Country Joe and the Fish interprète « I feel like I’m fixin to die rag », chanson phare de la protestation contre la guerre. En introduction de la chanson, il fait scander "Fuck " à la foule en guise de condamnation de ce stupide conflit. La chanson dénonce l’absurdité de la guerre, l’envoi d’innocents à l’abattoir:
rappliquez, vous les grands gaillards / oncle Sam a besoin de votre aide / il est dans un sacré pétrin / tout là-bas au Vietnam / alors laissez tomber vos livres / et prenez un fusil / on va vraiment bien se marrer

(« Sent your sons off before it's too late / To have your boy come home in box » = « dites au revoir à vos fils avant qu’il ne soit trop tard / avant qu’ils ne reviennent d’en une boîte »).

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Country Joe and the fish.

L'infatigable Pete Seeger adapte au conflit vietnamien son Waist deep in the big muddy ("embourbé jusqu'au cou"), initialement consacré à la seconde guerre mondiale. Il y narre l'absurdité d'un capitaine qui conduit ses hommes à l'abattoir, en l'occurence des sables mouvants. L'allusion au "grand crétin qui dit qu'il faut continuer" est limpide, elle vise Johnson et entraîne donc une censure implacable du titre.
Il milite encore pour le retrait des toupes américaines avec la chanson If you love your Uncle Sam (bring them home) ("si tu aimes ton oncle Sam, ramène-les à la maison"). Sans verser dans le pacifisme béat, il affirme: "Je ne suis pas vraiment pacifiste, [...]/ si une armée envahissait mon pays / tu me verrais au front".

Le 7 o'clock silent night de simon and Garfunkel dénonce avec subtilité les violences sans fins qu'engendre la guerre. Une voix de speaker égrène les informations toutes plus sinistres les unes que les autres et termine son journal par une citation d'un Nixon péremptoire: "L'opposition à la guerre dans ce pays est la plus grande arme oeuvrant contre les Etats-Unis". Aussitôt, les deux bardes entonnent la berceuse "douce nuit", dont la beauté paisible tranche avec la brutalité des messages précédents.

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un étudiant abbatu sur le campus de l'université de Kent.

Le célèbre chanteur canadien Neil Young, quant à lui, revient dans son titre « Ohio » sur le massacre de 4 étudiants tués par la garde nationale, le 4 mai 1970, sur le campus de l’université de Kent (Ohio), alors qu’ils manifestaient contre l’envoi de soldats dans le sud-est asiatique.

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Arlo Guthrie, fils du barde contestataire Woody Guthrie, compte l’histoire d’un jeune homme qui parvient à échapper à la guerre en se faisant condamner pour vandalisme dans son "Alice's restaurant".

Dans leur titre « Fortunate son » (1969), le Creedence Clearwater Revival dénonce ces « fils privilégiés » exemptés de service militaire (et de guerre du Vietnam) grâce à leur statut de fils d'hommes de pouvoir ou de célébrité (l’auteur s’est inspiré du fils Eisenhower).

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"Certains types sont nés pour agiter le drapeau / oh, ils sont bleus, blancs et rouges / et l'orchestre joue "vive le chef" / ils pointent le canon sur vous / seigneur, c'est pas, c'est pas moi / je sui pas fils de sénateur / c'est pas moi / je sui pas un chanceux."

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Run through the jungle, toujours du Creedence, décrit sans fard la dureté de cette guerre. Un même réalisme frontal entraîne la censure du unknown soldier des Doors ("une balle frappe le devant du casque et c'est fini pour le soldat inconnu").

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Les artistes afro américains ne sont pas en reste cependant. Il s'agit du premier conflit au cours duquel les Noirs combattent dans les mêmes unités que les Blancs. De très nombreux Noirs, pourtant majoritairement hostiles à ce conflit, sont envoyés au Vietnam.

De nombreuses voix s'élèvent contre le conflit au Vietnam: Martin L. King dans un discours de 1967, Mohammed Ali qui refuse de servir au Vietnam en 1967, devient objecteur de conscience. Il lance: " ils veulent que j'aille au Vietnam pour tuer des Vietcongs, alors qu'eux, ne m'ont jamais lynché, jamais traité de nègre, n'ont jamais assassiné mes leaders". Malcolm X, quant à lui, s'étonne de voir " l’homme jaune tué par l’homme noir se battant pour l’homme blanc".

Il n'est donc pas surprenant que cette guerre "inspire" la musique noire américaine. Dans son blues "I don't wanna go to Vietnam", John Lee Hooker chante:"Lord have mercy, Lord have mercy, don't let me go to Vietnam/I have my wife and my family, I don't wanna go to Vietnam/We got so much trouble at home, we don't need to go to Vietnam/Yeah yeah there's a whole lot of trouble right here at home, don't need to go to Vietnam".
J.B. Lenoir rédige un vibrant plaidoyer contre la guerre avec son Vietnam blues (1965):
Vietnam, Vietnam, tout le monde pleure à propos du Vietnam / d'ici peu ils me tueront là bas au Mississippi / personne ne semble s'en préoccuper / oh mon Dieu, si tu pouvais entendre ma prière / s'il te plaît aide mes frères là bas au Vietnam / ces pauvres garçons qui se battent, tuent, se cachent dans des trous / qui tuent peut-être leurs pauvres frères, ils ne savent pas"

Comme beaucoup d'Afro-américains, Lenoir voit aussi dans cet enlisement au Vietnam, un bon moyen pour faire lanterner les Noirs en pleine lutte pour les droits civiques. M. Luther King, qui soutenait initialement la politique de Johnson, dénonce bientôt sa stratégie belliqueuse et souligne à quel point les sommes engagées pour tuer seraient utiles pour venir en aide aux populations misérables des ghettos.



Côté soul, Edwin Starr entonne son hymne antimilitariste « War » (1970) ; Freda Payne qui enregistre en 1971 un morceau pacifiste au titre explicite : « Bring the boys home », aussitôt banni des ondes par le gouvernement. Bill Withers, dans son "I can't write left handed", revient sur les amputations et blessures provoquées par les combats.

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Deux superbes compilations de deep soul retracent le conflit du point de vue des Afro-Américains: "A soldier's sad story_ Vietnam through the eyes of black America 1966-1973" et "Does anybody know i'm here? Vietnam through the eyes of black America 1962-1972" . Sur la première, quelques titres particulièrement réussis peuvent être mentionnés: Marching off the war de William Bell, Soldier's sad story de Tiny Watkins, quintescence de la deep soul sudiste.

Enfin, bien après la fin du conflit, le « Straight to hell » des Clash en 1982 s’intéresse aux enfants nés de l’union de soldats américains et de Vietnamiennes et le sort peu enviable qui est réservé à ceux qui souhaitent se rendre aux Etats-Unis.

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N'hésitez pas à me signaler en commentaire le nom d'autres titres qui dénoncent cette guerre. D'avance merci.

Sources principales:
- Yves Delmas et Charles Gancel:"Protest song", Textuel musik, 2005
- Un TPE original et intéressant: "que chantait l'Amérique?" (lors de la guerre du vietnam).

Liens:
- Les principaux concerts du festival de Woodstock (notamment celui d'Hendrix).