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Du nouveau pour 2009 : Lire-écouter-voir devient Samarra !

Après un an de bons et loyaux services, Lire-écouter-voir fait peau neuve. Nous allons désormais continuer ce qui a été entrepris sur un blog partenaire du site Mondomix consacré à toutes les musiques du monde.

Ce nouveau blog s'appelle Samarra et a démarré depuis quelques jours. Nous allons continuer à y publier des articles sur les sujets et les supports (BD, manga, musique, films, livres, peinture,...) qui ont fait le quotidien de Lire-écouter-voir en 2008.

Rendez-vous tout de suite sur Samarra !
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samedi 18 octobre 2008

Les battements de coeur de Nneka à Nancy...


Petit cadeau pour le week-end, la chanson "Heartbeat" de la chanteuse nigériane Nneka enregistrée par mes soins hier soir. Nneka a grandi au Nigeria avant de venir s'installer en Allemagne à 19 ans. Elle fait partie, avec Ayo, Asa ou encore Seun Kuti d'une nouvelle génération de musiciens nigérians très prometteuse. Son album No Longer at Ease mêle magnifiquement la Soul, le Hip-Hop et le reggae. "Certains comparent volontiers cette artiste subrepticement hissée sur le devant de la scène à une Lauryn Hill qui aurait le courage de Fela" (programme du NJP). Comme Fela, elle dénonce corruption et prédation en Afrique, notamment dans la chanson "Suffri".

Elle est donc venue à Nancy pour la 35ème édition du Nancy Jazz Pulsations (de même que Seun Kuti la semaine dernière). Le concert débutait avec la douce voix de Suzanne Véga et se poursuivait avec la fougue très jazzy de Dee Dee Bridgewater accompagnée par des musiciens venus d'Amérique latine et d'Afrique dans une symphonie de sonorités diverses, de la contrebasse au balafon en passant par le piano. Deux musiciens maliens, le très talentueux Kabine Kouyate et la délicieuse Fatou, apportaient leur contribution à ce mariage du jazz et de la musique malienne. Dee Dee Bridgewater, habituée du NJP, revenait d'ailleurs faire la surprise d'une chanson avec Nneka, apparemment pas prévue au programme.

Mais assez parlé, écoutons battre le coeur de Nneka...




Can you feel my heart is beating
Can you see the pain ur cursing
Can you feel my heart is beating
Can you see the pain ur cursing
Blood,blood,blood... is rushing


Découvrez Nneka!


Le site du NJP
La page myspace de Nneka

mardi 6 mai 2008

Des photos inédites de mai 68 à Nancy

Merci à Jean-Luc Wagler, Jérôme Pozzi, Jean-Christophe Diedrich et M.V. pour les photos et documents fournis. Retrouvez ici les photos de Jean-Luc Wagler en couleur.

Retrouvez les autres épisodes :
  1. Mars 1968 à Nancy : les prémices de mai ? (J. Pozzi)
  2. Les tracts de mai : des vecteurs d’une provocation ciblée (J. Pozzi).
  3. Les lycées en ébullition
  4. Les affiches : le vecteur privilégié des provocations étudiantes (J. Pozzi)
  5. La parole se libère à la salle Poirel, "l'Odéon" lorrain (témoignage de Stéphane Tencer et photographies de Jean-Luc Wagler)
  6. Des photographies inédites (Fac de médecine, Salle Poirel,...) (J.-L. Wagler)
  7. Retour à la normale...
Vous avez également été témoin ou acteur de mai 68 à Nancy, n'hésitez pas à nous raconter votre histoire et à nous faire parvenir vos documents !


jeudi 24 avril 2008

Les affiches, le vecteur privilégié des provocations étudiantes


"En mai 1968, les affiches ont sans doute été moins nombreuses que les tracts, mais elles ont été incontestablement un support plus efficace des provocations étudiantes. En effet, les affiches peuvent être considérées à bien des égards, comme une sorte de « journal mural » [1] qui invite au débat public en interpellant ceux ou celles qui les regardent. Ayant de facto vocation à toucher un plus grand nombre de personnes qu’un tract, les affiches par leur aspect artistique et par le message qu’elles véhiculent révèlent l’état d’esprit de ceux qui les ont conçues. D’autre part, l’affiche vient combler le côté austère du tract et correspond mieux de ce fait aux réalités étudiantes du mouvement de mai. Les affiches qui fleurissent alors sur les murs de la faculté des Lettres [2] témoignent d’une dimension festive et ludique inhérente au mouvement de remise en cause de la société entrepris par les étudiants."

L'historien Jérôme Pozzi nous propose une analyse de quelques affiches placardées à la fac de lettres de Nancy en ce mois de mai 1968.


lundi 21 avril 2008

Mai 68 à Metz ?


Les événements de mai tardent à venir à Metz dans cette cité aux allures austères, habituellement peu encline à la révolte. En effet, la ville et le département de la Moselle ont toujours voté "conservateur" depuis la première élection présidentielle de 1848 aux élections de mai 2007. Le vote à gauche des deux bassins industriels du Nord du département est généralement compensé par la partie rurale du département et la ville de Metz.

Mai 68 débute à Metz le 7 mai, avec une première réunion sur l’île du Saulcy. Cette île qui appartenait à l’armée est depuis peu une cité universitaire dépendante de celle de Strasbourg. On trouve à cette époque trois établissements, le Collège Universitaire Scientifiques (1963), l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Metz (1965), et l’IUT de mesure physique (1967) quant au Collège Littéraire Universitaire, il se situe dans la ville (rue de l’Amphithéâtre) dans des préfabriqués.

La révolte de Mai 68 s’articule un peu comme en France autour de deux contestations : la première est étudiante, la seconde ouvrière. Les étudiants messins, peu nombreux (1600 à la rentrée 1967) sont peu enclins à la révolution, ils revendiquent quelques améliorations matérielles, mais surtout l’ouverture d’une Université autonome à Metz avec des enseignements de 2è cycle inexistant jusqu’alors. Certes, on constate à de nombreuses reprises qu'ils se montrent solidaires des Parisiens, en critiquant les violences policières mais la situation messine les isole quelque peu. Ils trouvent auprès de leurs professeurs et des édiles locaux des alliés de circonstance pour que puisse naître l’Université de Metz : pas très révolutionnaire, tout cela !

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Jean-Christophe Diedrich